LE CIEL ÉTOILÉ AU-DESSUS DE MA TÊTE

ciel etoile au dessus de ma teteLE CIEL ÉTOILÉ AU-DESSUS DE MA TÊTE
Présenté en avant-première le vendredi 23 mars à 19h15
de Ilan Klipper
(France – 2018 – 1h17 – Couleur – VF)
Scénario : Ilan Klipper et Raphaël Neal
Avec : Laurent Poitrenaux, Camille Chamoux, Marilyne Canto

Bruno a publié un fougueux premier roman en 1996. La presse titrait : « Il y a un avant et un après Le ciel étoilé au-dessus de ma tête ». Vingt ans plus tard, Bruno a 50 ans. Il est célibataire, il n’a pas d’enfants, et vit en colocation avec une jeune Femen. Il se lève à 14h et passe la plupart de ses journées en caleçon à la recherche de l’inspiration. Pour lui tout va bien, mais ses proches s’inquiètent…

« Une façon de reconnaitre les bons cinéastes, ce peut être de voir leur rapport à la folie. Il y a ceux qui délirent avec les fous, qui les croient, et nous entrainent, spectateurs, dans leur croyance ; et puis il y a les autres, les mesquins, les réacs, ceux qui n’ont pas trouvé mieux pour occuper leur temps que de dénoncer la folie, de lui rabattre son clapet… Ilan Klipper appartient heureusement à la première catégorie. Le ciel étoilé au dessus de ma tête, son premier long-métrage de fiction, montré à l’ACID, fait suite, thématiquement et esthétiquement, à un beau court-métrage (Juke Box, avec Christophe) et à une poignée de documentaires (dont Sainte-Anne, sur l’institution psychiatrique ; et Commissariat, sur l’institution psycho-policière, coréalisé avec Virgil Vernier). […] La caméra de Klipper, à la fois bordélique et précise, ne sortira pratiquement pas de cet appartement, qui est aussi la matérialisation du cerveau en ébullition de son occupant : une antre de la folie, pour citer un autre film (de Carpenter) où le réel se pliait aux injonctions de l’écriture. En effet, peu à peu, on ne sait plus très bien ce qui retourne du présent, du passé, du futur, du réel, de la fiction… Ce schème vieux comme le monde (et comme la folie, et comme l’art), Klipper se l’approprie brillamment grâce à une écriture comique enlevée, et à son sens de la morale, faisant écho à la fameuse citation de Kant, qui lui a inspiré son titre : ”deux choses remplissent le cœur de crainte et d’admiration, le ciel étoilé au-dessus de moi, et la loi morale en moi”. »
Jacky Goldberg in Les Inrockuptibles (05/2017)

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