AMARE AMARO

AMARE AMARO
VENDREDI 27 MARS À 21H – En présence de Julien Paolini

Réalisation : Julien Paolini
Scénario : Julien Paolini, Samy Baaroun
D’après : Antigone de Sophocle
Distribution : Syrus Shahidi, Virginia Perroni, Celeste Casciaro
(France – Italie – 2018 – 1h30)

Gaetano, jeune homme taciturne, vit au chevet de son père dont il gère seul la boulangerie. Malgré le succès de ses baguettes, le jeune français né de mère sicilienne n’a jamais été intégré par la communauté du petit village sicilien. Lorsque son frère aîné, truand notoire, décède au cours d’un crime vengeur qu’il provoque en causant la mort de deux personnes, Gaetano choisit d’assumer ses responsabilités familiales et de l’enterrer près de sa mère. Mais sur l’île, le poids de la tradition est omniprésent. La maire, Enza, fait régner la loi comme une baronne de la pègre. D’après la tradition les gens de mauvaise nature ne peuvent être enterrés près des honnêtes gens. Elle refuse l’accès au corps à Gaetano. Un différend envenimé par l’amour fou qu’éprouve Anna, la fille d’Enza, pour Gaetano. Embrassant sa cause, elle encourage son petit-ami à aller au bout de sa mission, quitte à se mettre en danger lui et les siens.

« La question de l’intrus ne cesse de se poser, mais d’autres mythes plus souterrains apparaissent ici et là dans Amare Amaro. En se basant sur le récit d’Antigone, le réalisateur adapte la fresque de Sophocle dans un universalisme roi : pour des raisons soi-disant politiques, la belle-mère interdit ainsi au héros d’enterrer son frère, martelant toute son ambiguïté du pouvoir et son désir sous-jacent. Ce que l’humain porte d’ancestral dans ses méandres sexuelles finit par apparaître dans ses mains à travers des décisions brutales et refoulées. C’est ce qui est finalement montré dans un premier film au fond maîtrisé à côté d’une forme intéressante et qui promet pour la suite. En conclusion, un film franco-italien à voir, pour ceux qui suivent depuis longtemps les productions entre les deux pays et la sagesse de l’histoire mythologique qui se reproduira, encore et encore. »

Chris Huby – EcarnLarge.com (10/2018)

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